Au-delà des frontières : les luttes et stratégies des travailleur·euses à travers les espaces et le temps

School of Labour Studies, Université McMaster
Hamilton, Ontario
28-30 mai 2025

contact: [email protected]

Frais d’inscription

Personnel permanent ou à temps plein des universités et des syndicatsÉtudiant·es et autres membres de la communauté
Membres de l’ACETS150 $0 $
Non-membres300 $60 $

Remarques

Adhésion et inscription : Les personnes dont les propositions sont acceptées doivent être membres de l’ACETS et inscrit·es au congrès avant le 30 avril 2025, sous peine de retrait du programme. Les non-membres sont les bienvenus pour assister au congrès.

Hôtel de conférence Sheraton Hamilton

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Tarif groupe: $189+taxes / nuit (comprend une place de parking)

Vous devez réserver avant le 1er avril 2025 pour bénéficier du tarif conférence

Désolé, les inscriptions à la conférence sont désormais fermées.

11e-congres-acets-2025-finaleLe comité d’organisation du congrès invite les soumissions pour participer au 11e congrès annuel de l’Association canadienne d’études du travail et du syndicalisme (ACETS). Nous accueillons des propositions sur tous les sujets portant sur le passé, le présent et l’avenir des études du travail du syndicalisme. Notre objectif est de créer un programme reflétant une grande diversité thématique, méthodologique, théorique et disciplinaire. Le comité accepte des propositions de communications individuelles, de sessions thématiques, de panels, de tables rondes et d’ateliers. La participation de chercheur·es issu·es des milieux syndicaux et communautaires est encouragée.

La manière dont les travailleur·euses naviguent, négocient et contestent les changements dans leur vie – au travail, à la maison et dans la communauté – au fil du temps et à travers les espaces est une préoccupation à la fois ancienne et contemporaine dans les études du travail. Le temps et l’espace sont pertinents tant au niveau de l’expérience vécue qu’à celui des processus économiques et politiques à grande échelle. Le ou la chauffeur·e Uber essaie de passer le moins de temps possible sur la route pour obtenir une meilleure rémunération. Une famille ouvrière tente de faire durer son salaire jusqu’à la fin du mois. Le ou la travailleur·euse migrant·e navigue entre les frontières nationales pour trouver un emploi qui rendra un avenir différent possible. En même temps, les algorithmes de plateformes distribuent le travail dans l’espace pour extraire le plus de valeur de chaque instant. Le capital crée un accès instantané aux marchés mondiaux pour se prémunir des résistances locales. Les idées populistes de droite, xénophobes et racistes se propagent à l’échelle mondiale de manière fulgurante, rappelant un passé pas si lointain. Le capital s’étend à travers l’« anéantissement de l’espace par le temps », comme Marx l’a soutenu dans les Grundrisse et comme des géographes tels que Doreen Massey et David Harvey l’ont développé, mais les mouvements syndicaux et sociaux ont également leurs propres stratégies temporelles et spatiales de résistance qui se diffusent à leur manière. Le congrès 2025 de l’ACETS est une occasion d’explorer ces dynamiques et de partager des idées sur les interactions entre le travail et le capitalisme à travers le temps et l’espace.

Les questions pertinentes pour ces discussions incluent : Comment les conditions contemporaines du capitalisme mondial transforment-elles les espaces et les temps du travail ? Comment le capital utilise-t-il le temps et l’espace pour affaiblir le pouvoir et la solidarité des travailleur·euses ? Comment les différentes formes de capitalisme (néolibéral, social-démocrate, de plateforme, racial ou autre) façonnent-elles les luttes et les stratégies des travailleur·euses ? Comment les travailleur·euses peuvent-ils et elles construire un rapport de force et une solidarité locale et mondiale ? Comment la propagation mondiale du populisme de droite transforme-t-elle les dimensions spatiales et temporelles du travail et les dynamiques et défis des organisations syndicales ? À quoi peut/doit ressembler la mobilisation collective des travailleur·euses sans un « lieu de travail » défini spatialement ? Comment les mouvements anti/décoloniaux, les mouvements antiracistes ou les révoltes et les luttes syndicales représentées dans le mouvement syndical interagissent-ils ? Comment les luttes anticoloniales, telles que le mouvement Land Back, peuvent-elles être comprises comme des luttes sur les conditions et la forme de la reproduction sociale ? Quelles leçons peut-on tirer de l’importance du lieu de travail comme site de lutte face à la montée de la mobilisation politique principalement orientée vers « la rue » ou la sphère publique ? Comment la division spatiale entre le travail rémunéré et non rémunéré influence-t-elle notre compréhension de la reproduction sociale et la valorisation du travail des femmes ? De quelles manières les stratégies spatiales du capital et du travail sont-elles nouvelles aujourd’hui ? Comment se comparent-elles historiquement avec les périodes antérieures de bouleversements économiques et politiques ?

Les participant·es ne sont pas tenus de se limiter à la liste de questions ci-dessus. Parmi les autres sujets potentiels, citons, sans s’y limiter :

  • La crise du travail de soin (care) genré
  • Les critiques queer de la famille comme site de reproduction sociale capitaliste
  • La relation entre les mouvements étudiants et les mouvements syndicaux
  • L’anticapitalisme antiraciste : Approches intersectionnelles et décoloniales du travail
  • Les luttes des travailleur·euses concernant les fonds de pension et la financiarisation
  • L’intelligence artificielle, la surveillance des travailleur·euses et le colonialisme numérique
  • L’impérialisme, le colonialisme et l’internationalisme syndical
  • Le travail et la mobilité : accessibilité, justice pour les personnes handicapées, santé et sécurité des travailleur·euses
  • Les questions de genre dans les espaces de travail actuels et passés
  • Le travail, les travailleur·euses et la culture : travail culturel et « culture de la classe ouvrière » à l’ère du populisme de droite

Conférencière principale

Dr. Veena Dubal, professeure de droit, UC Irvine School of Law

Biographie : Les recherches de la Professeure Veena Dubal se concentrent sur le droit, la technologie et les travailleur·euses précaires, en combinant analyse juridique et empirique pour explorer les questions liées au travail et aux inégalités. Ses travaux couvrent un large éventail de sujets, notamment l’impact des technologies numériques et des nouveaux cadres juridiques sur la vie des travailleur·euses, les interactions entre le droit, le travail et l’identité, et le rôle du droit et des juristes dans les mouvements de solidarité. La Professeure Dubal a publié de nombreux articles dans les principales revues juridiques et en sciences sociales et rédige des essais dans la presse populaire. Ses recherches sont citées à l’international dans des décisions judiciaires, notamment par la Cour suprême de Californie, et ses travaux et commentaires sont régulièrement mis en avant dans des médias tels que The New York Times, The Washington Post, The Wall Street Journal, The Los Angeles Times, NPR, CNN, etc. TechCrunch a qualifié la Prof. Dubal de « star improbable du monde de la tech », et son expertise est fréquemment sollicitée par des organismes de régulation, des législateur·es, des juges, des travailleur·euses et des syndicats aux États-Unis et en Europe.

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